2 poids 2 mesures
Deux massacres ont marqué notre époque : celui du Bataclan en 2015 et celui du festival Nova en 2023. Deux drames, deux continents, deux contextes… mais une même mécanique de haine et de barbarie. Pourtant, l’écho mondial n’a pas été le même, et c’est cela qui interroge.
Au Bataclan, 90 personnes ont été massacrées en plein concert, dans une salle parisienne où résonnait la liberté. Les terroristes ont tiré pendant des heures sur une foule venue simplement écouter de la musique. La France et le monde se sont levés comme un seul homme : monuments illuminés, hommages nationaux, slogans universels. Personne ne relativisait. Personne ne justifiait. La barbarie était condamnée sans condition.
Huit ans plus tard, au festival Nova en Israël, 364 jeunes ont été abattus, brûlés, mutilés, poursuivis dans les champs comme du gibier. Certains ont été enlevés, traînés à Gaza, exhibés comme des trophées. C’est la plus grande tuerie antisémite depuis la Shoah. Et pourtant, une partie du monde a soudainement trouvé utile… de débattre. De minorer. De soupirer. Certains ont même osé mettre en doute les témoignages, comme si les victimes devenaient suspectes parce qu’elles étaient israéliennes, souvent juives.
La Torah dit : « Lo ta’amod al dam ré’ekha » — Tu ne resteras pas indifférent au sang de ton prochain.
Ce principe est clair, absolu, universel : lorsqu’un innocent tombe, notre devoir moral est de dire la vérité, de nommer le mal, de soutenir les victimes sans hésitation.
Au Bataclan, le terrorisme visait la liberté.
À Nova, il visait un peuple.
Pourquoi deux crimes aussi similaires n’ont-ils pas reçu la même empathie, la même indignation, la même clarté morale ?
Pourquoi les victimes du 13 novembre ont-elles été entourées, et celles du 7 octobre parfois soupçonnées ou ignorées ?
Le terrorisme ne change pas selon la latitude. La barbarie n’a pas de nuance.
Alors comment expliquer ce deux poids, deux mesures ?
Am Israel Hai



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