Carnage a Sydney
L’attaque antisémite de Sydney n’est pas un fait divers.
C’est un avertissement.
On aimerait croire que l’antisémitisme appartient au passé, qu’il est le vestige d’un autre siècle, d’une autre Europe, d’une autre folie. On aimerait penser que nos sociétés modernes, éduquées, multiculturelles, ont appris de l’Histoire. Et pourtant, Sydney vient nous rappeler une vérité brutale : l’antisémitisme n’a jamais disparu. Il change simplement de visage, de langage et de décor.
Ce qui s’est passé à Sydney n’est pas un acte isolé. Ce n’est pas une “tension”, ni un “incident”, ni une “confusion”. C’est une attaque ciblée, motivée par la haine du Juif, pure et simple. Et lorsqu’un Juif est agressé à Sydney, à Paris, à Bruxelles ou à Jérusalem, ce n’est jamais un problème local. C’est un problème mondial.
L’antisémitisme commence toujours par des mots, des slogans, des accusations banalisées. Il se nourrit du silence, de la relativisation, de l’excuse permanente. Puis un jour, il passe à l’acte. Et à chaque fois, on feint la surprise. À chaque fois, on promet que “ce sera la dernière”.
Mais l’Histoire nous a appris une chose essentielle : ce n’est jamais la dernière, tant que l’on refuse de nommer le mal pour ce qu’il est.
Dénoncer l’antisémitisme, ce n’est pas faire de la politique. Ce n’est pas défendre un camp. C’est défendre une valeur fondamentale : le droit de vivre sans être ciblé pour ce que l’on est.
Sydney n’est pas loin. Sydney, c’est ici.
La question n’est plus de savoir si l’antisémitisme progresse,
mais qui aura le courage de ne plus se taire.



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