La « colonisation » d’Israël : retour sur une expression trompeuse
Employer le terme « colonisation » pour parler d’Israël construisant des villes et villages en Judée-Samarie ou à Jérusalem est une erreur historique et juridique. Le mot évoque l’idée qu’un pays étranger viendrait occuper une terre qui ne lui appartient pas. Or, dans le cas d’Israël, nous parlons d’un peuple qui revient sur sa terre ancestrale, celle où ses rois ont régné, où sa langue est née et où sa mémoire est inscrite depuis plus de trois millénaires.
D’un point de vue du droit international, cette présence repose sur des fondements solides. Le Mandat britannique pour la Palestine, approuvé par la Société des Nations en 1922, reconnaissait « le droit du peuple juif d’établir son foyer national en Palestine », incluant la Judée-Samarie et Jérusalem. L’Article 80 de la Charte des Nations unies a ensuite garanti la continuité de ces droits après 1945, en interdisant leur annulation sans l’accord des parties concernées.
Accuser Israël de coloniser ces zones revient donc à ignorer que ces territoires faisaient partie intégrante de la Palestine mandataire, prévue pour abriter le foyer national juif. Entre 1948 et 1967, la Jordanie les a occupés illégalement, sans reconnaissance internationale. Ce n’est qu’après la guerre défensive de 1967 qu’Israël a retrouvé l’accès à ces lieux.
D’un point de vue identitaire, chaque pierre posée en Judée-Samarie ou à Jérusalem n’est pas un acte de colonisation, mais de reconstruction d’un lien millénaire. Hébron, Shilo, Beth-El ne sont pas des « colonies » mais des pages vivantes de la Bible.
Qualifier Israël de colonisateur sur sa propre terre, c’est comme accuser un enfant de s’introduire dans sa chambre après qu’on l’en ait chassé. L’histoire, le droit et la morale convergent : Israël construit chez lui.



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