JD Vance Israel
Oui, c’est JD Vance, le vice-président américain. J’avoue que j’adore le tee-shirt.
Il a envoyé un message clair aux responsables israéliens qui critiquaient l’accord avec l’Iran :
« Si j’étais dans le cabinet israélien, je n’attaquerais peut-être pas régulièrement le seul allié puissant qu’il me reste dans le monde entier. »
JD Vance, le vice-président américain, n’a raconté que la moitié de l’histoire, car l’inverse est tout aussi vrai.
Une grande partie de l’aide militaire américaine revient directement dans l’économie américaine à travers les industriels de la défense, les usines, les chaînes d’approvisionnement, les avions, les radars, les munitions et les systèmes américains achetés par Israël.
Les États-Unis ne donnent pas seulement : ils investissent, ils vendent, ils testent, ils apprennent. Ils bénéficient également de technologies israéliennes éprouvées au combat, d’un partage de renseignements de premier ordre et d’une expérience opérationnelle unique face aux drones, aux missiles, aux tunnels et au terrorisme urbain.
Israël n’est pas un fardeau stratégique. En vérité, c’est un laboratoire vivant de défense, un avant-poste occidental au Moyen-Orient, un multiplicateur de puissance pour les États-Unis.
Et rapportés à la taille de l’économie israélienne, ces quelque 4 milliards de dollars représentent moins de 1 % du PIB du pays. C’est important ? Oui. Vital ? Non.
Avant de rappeler aux Israéliens ce qu’ils doivent à l’Amérique, JD Vance aurait peut-être dû rappeler aux Américains tout ce que l’Amérique retire, elle aussi, de son alliance avec Israël.
Une alliance digne de ce nom ne se résume pas à une facture.
Elle se mesure à ce que chacun apporte à l’autre.
Et dans cette alliance, Israël n’arrive pas les mains vides.


