L’antisémitisme voilé de la France
Le grand mufti de Jérusalem
En 1945, la guerre vient de finir. La France se présente comme le pays de la liberté, celui qui a souffert face aux nazis. Mais dans les faits, elle fait un choix très étrange : elle accepte d’accueillir à Paris le grand mufti de Jérusalem. Cet homme n’était pas n’importe qui : il avait travaillé avec Hitler, soutenu la création de divisions SS musulmanes et encouragé la haine contre les Juifs. Normalement, il aurait dû être jugé comme criminel de guerre. Mais la France a préféré le protéger, puis fermer les yeux quand il s’est enfui vers l’Égypte. Pourquoi ? Parce qu’elle voulait déjà garder de “bons liens” avec le monde arabe, même si cela voulait dire ignorer les victimes juives. C’était une forme d’antisémitisme, cachée derrière la diplomatie.
Emmanuel Macron aujourd’hui
Aujourd’hui, presque quatre-vingts ans plus tard, on retrouve une situation qui rappelle cette hypocrisie. Emmanuel Macron parle beaucoup contre l’antisémitisme en France, et il a raison. Mais quand il s’adresse à Netanyahou dans Le Monde, il tient des propos qui ressemblent aux arguments des ennemis d’Israël. En insistant sur la création d’un État palestinien sans parler clairement du terrorisme, en donnant l’impression que c’est Israël le problème, il alimente en réalité une nouvelle forme d’antisémitisme. Celui d’aujourd’hui ne dit plus directement : “les Juifs sont coupables”, mais il dit : “Israël est coupable de tout”. C’est la même logique, mais appliquée au peuple juif dans son ensemble, à travers son pays.
Entre 1945 et aujourd’hui, il y a un fil rouge : la France préfère parfois sacrifier la vérité historique et le respect des Juifs pour se donner une bonne image dans le monde arabe. Alors, la vraie question est simple : est-ce que l’histoire est en train de se répéter sous nos yeux ?



and then