Leila Shahid
Avec le recul, je comprends que ma rencontre avec Leila Shahid n’était pas un simple échange improvisé dans un restaurant parisien.
C’était un moment de Tikoun — une réparation intérieure — où mes certitudes ont vacillé pour laisser place à une quête plus profonde :
Comprendre avant de convaincre, écouter avant de répondre.
Ce jour-là, je n’ai pas changé d’amour pour Israël.
Mais j’ai compris que cet amour devait grandir, mûrir et s’appuyer sur la connaissance, la nuance et la capacité à transmettre.
J’ai quitté cette table un peu sonné… disons-le avec honnêteté : KO technique, sans appel, Hachem n’a pas voulu arrêté le combat.
Et pourtant, ce n’était pas une défaite.
C’était une ouverture.
Pendant des décennies, cette rencontre est restée en moi comme une étincelle silencieuse.
Lire, étudier, questionner, comprendre… jusqu’au jour où cette quête s’est transformée en mission.
Avec Sarfatit, je ne cherche pas seulement à informer, mais à transmettre :
une mémoire, une identité, un lien vivant entre notre peuple et cette terre promise à Abraham et rappelée à Moché.
Car transmettre, c’est peut-être la forme la plus profonde du sionisme : transformer l’émotion en connaissance et la conviction en responsabilité.
Et avec un peu de recul, je souris :
Moi qui rêvais un jour de remonter sur le ring avec toutes les réponses…
J’ai compris que le vrai combat n’était pas de gagner un débat, mais d’aider les autres à comprendre l’histoire dans toute sa complexité. Au fond, certaines rencontres ne nous sont-elles pas envoyées pour nous rappeler que notre rôle n’est pas d’avoir toujours raison, mais de continuer à apprendre… afin de mieux transmettre la lumière que nous avons reçue ?
Dire la vérité devient essentiel, surtout lorsque chaque mot peut se transformer en arme contre la désinformation.
Am Israel Hai



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