Libérez les otages
Avec l’investiture imminente de Trump à la Maison Blanche, on dirait qu’il veut jouer au Moïse moderne en exigeant : “Libérez mes otages !” Mais ce qu’il oublie, c’est que le Proche-Orient n’est pas Hollywood, et ici, les scénarios sont bien plus complexes. Nos codes de vie, empreints de milliers d’années d’histoire, ne ressemblent en rien à ceux des États-Unis.
Le Hamas, quant à lui, se moque bien de nos valeurs de vie et de démocratie. Avec une certaine Gauche israélienne qui semble parfois plus préoccupée par sa haine de Netanyahou que par l’avenir d’Israël, c’est un peu comme si on jouait au poker contre un tricheur tout en se chamaillant avec nos coéquipiers.
Depuis le début des négociations, le Hamas durcit ses positions, profitant de nos divisions. Et comme le dit le Talmud, “Tout conflit dans une maison la fait tomber” (Sanhédrin 92a). Plus le peuple est divisé, plus ils en profitent pour exiger et promettre des choses qu’ils n’honoreront jamais. Capituler face à eux, c’est leur offrir une victoire sur un plateau, les encourageant à continuer leur cycle de terreur.
Et que dire de la mémoire de nos hayalim ? Ces héros qui ont donné leur vie pour que nous puissions continuer à dire “Am Israël Hai”. Accepter les diktats du Hamas, c’est piétiner leur sacrifice et ouvrir la porte à un autre 7 octobre, comme si on n’avait rien appris. Et oui, la vie d’un citoyen israélien n’a pas de prix – mais souvenons-nous que c’est pour sauver une vie que nous avons libéré Sinwar, le cerveau du massacre.
Alors que faire ? Même le roi Salomon, avec toute sa sagesse, aurait du mal à trancher ce dilemme. Mais il est clair qu’un peuple divisé est une proie facile. Si nous ne nous unissons pas, nous risquons de voir nos ennemis triompher, car comme dit le Pirkei Avot : “Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ?” (Avot 1:14).
Netanyahou, quant à lui, porte un fardeau que même Moïse aurait trouvé lourd. Quelle que soit sa décision, il sera critiqué. Mais une chose est sûre : Israël doit se tenir debout, uni et fort. Car, au final, “Am Israël Hai” n’est pas qu’un slogan, c’est notre promesse au monde et à nous-mêmes.



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