Pascal Boniface : Combien de fois n’en ont pas entendu de la part de très nombreux avocats d’Israël dans les médias français, que le Hamas libère les otages et tout s’arrête. Comme si d’ailleurs tout avait commencé le 7 octobre, comme s’il y avait une paix qui existait et que c’est le Hamas qui l’avait violemment brisé le 7 octobre. En fait, depuis, tous les otages ont été libérés et rien ne s’est arrêté. Ça continue malgré tout et ils continueront de pouvoir déverser leur propagande mensongère dans les médias où ils ont.
Francky Perez : Pascal Boniface, Je ne sais pas qui encore te considère comme un journaliste. La fin. Elle n’a jamais été conditionnée uniquement à la libération des otages. La fin y serait la formuler de manière constante et publique. Quand le Hamas ne sera plus en capacité de gouverner, de terroriser et de frapper. Aucune démocratie au monde n’accepterait qu’un groupe armé qui revendique ouvertement sa volonté de destruction, conserve ses armes après un massacre de masse, des viols, des enlèvements et des tirs de roquettes répétées sur des civils. Si le Hamas déposait les armes, rendait le pouvoir civil à Gaza et cesser toute violence, la guerre s’arrêterait immédiatement. Cette équation, elle est simple, vérifiable. Elle n’a rien dit. Idéologique. Soutenir l’idée que la guerre devrait cesser sans désarmement du Hamas, c’est en réalité acté que le 7 octobre serait un précédent acceptable, reproductible, récompensé. Ce n’est pas une position pacifiste, c’est une position dangereuse. La paix ne commence pas par la survie d’une milice djihadiste armé jusqu’aux dents. Elle commence quand ceux qui ont choisi la guerre renoncent à la violence.



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