Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi. »
Cette phrase résume parfaitement la nouvelle réalité militaire à laquelle nous assistons. Pendant des années, les Houthis ont cru que la distance les protégeait. Depuis le Yémen, ils tiraient des drones, menaçaient les routes maritimes, attaquaient des navires civils et défiaient Israël — tout en pensant rester intouchables, hors de portée, cachés derrière leurs alliances et leurs montagnes.
Cette époque est révolue.
La décision d’Israël de se rapprocher stratégiquement de la Corne de l’Afrique n’est pas un geste d’orgueil. C’est une doctrine de survie : la sécurité d’Israël ne se défend plus uniquement à ses frontières, mais là où la menace se construit, s’arme et cherche à s’exporter. Quand des milices téléguidées perturbent le commerce mondial et menacent directement les Israéliens, attendre devient plus dangereux qu’agir.
Je ne vois pas ici une posture d’expansion. J’y vois un message clair : celui qui choisit la guerre ne peut plus s’imaginer en sécurité parce qu’il est loin. En avançant ses positions, Israël force les Houthis à mesurer enfin les conséquences de leurs actes. La dissuasion n’est plus théorique, elle devient concrète.
Oui, ce choix comporte des risques. Toute confrontation en comporte. Mais rester immobile face à une milice qui se croit invulnérable en comporte davantage. La paix, parfois, naît non de la faiblesse, mais d’une force maîtrisée, lisible et déterminée.
Je crois que cette nouvelle réalité stratégique rappelle une vérité simple : quand on menace un État souverain encore et encore, on finit par voir cet État se rapprocher pour se protéger. La question qui reste est la suivante : ceux qui défient Israël comprendront-ils enfin que la sécurité n’est pas négociable — ou choisiront-ils d’aller plus loin dans l’escalade, au détriment de tous ?
Dire la vérité devient essentiel, surtout lorsque chaque mot peut se transformer en arme contre la désinformation.
Am Israel Hai.



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