Arabie saoudite ou Iran ?
Le paradoxe sunnites-chiites qui bouleverse le Moyen-Orient
Le Moyen-Orient vit aujourd’hui un grand paradoxe.
On continue de parler de sunnites contre chiites, d’Arabie saoudite contre Iran, d’ennemis irréconciliables. Pourtant, la réalité est devenue beaucoup plus nuancée.
La possible chute du régime des mollahs, dirigeants du monde chiite, pourrait changer profondément la région. Plusieurs scénarios évoquent l’arrivée d’un pouvoir iranien prêt à faire la paix avec les États-Unis, à normaliser ses relations avec Israël et à renoncer au nucléaire militaire. Si cela se produisait, ce serait la fin du soutien officiel au Hamas, au Hezbollah et aux Houthis.
Mais un premier paradoxe apparaît immédiatement : même si un régime tombe, les circuits d’argent illégal ne disparaissent pas. L’Iran joue un rôle central dans le trafic de drogue mondial, utilisé pour financer le terrorisme et affaiblir l’Occident. Si l’Iran se retire, d’autres prendront sa place.
Un second paradoxe touche au pétrole. La levée des sanctions permettrait à l’Iran de vendre librement son pétrole, ce qui ferait baisser les prix. Cette situation pénaliserait directement l’Arabie saoudite, pourtant alliée des États-Unis et partenaire stratégique d’Israël face à l’Iran.
Riyad se présente comme le leader du monde sunnite, qui représente près de 90 % des musulmans, mais ce leadership est contesté par la Turquie, l’Égypte et le Qatar. Aucun de ces pays n’a officiellement rejoint les Accords d’Abraham, pourtant tous coopèrent avec Israël. Là encore, le paradoxe est clair : tout le monde parle avec Israël, mais peu osent le dire publiquement.
Arabie Saoudite ou Iran
L’Égypte agit comme un pilier de stabilité, le Qatar comme un médiateur incontournable, la Turquie entretient un double discours, et l’Arabie saoudite avance prudemment, utilisant la cause palestinienne pour gagner du temps.
Conclusion
Le vrai paradoxe du Moyen-Orient n’est peut-être plus religieux.
Il est stratégique.
Demain, les anciens ennemis pourraient devenir des partenaires, et Israël pourrait se retrouver au cœur d’un nouvel équilibre régional.
La vraie question n’est donc plus si l’Arabie saoudite ou un Iran post-mollahs rejoindront les Accords d’Abraham,
mais qui osera le premier assumer ce paradoxe au grand jour.
Dire la vérité devient essentiel, surtout lorsque chaque mot peut se transformer en arme contre la désinformation.
Am Israel Hai.




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