Article 80 pour les Nuls
Le paradoxe Macron : Ilan Halimi et l’État palestinien
En 2006, la France entière s’est émue du martyre d’Ilan Halimi, jeune juif torturé et assassiné par une bande antisémite. Emmanuel Macron, comme ses prédécesseurs, n’a pas manqué de rappeler ce drame à chaque commémoration, en insistant sur l’importance de lutter contre la haine des Juifs. Un discours nécessaire, attendu, juste.
Mais voici le paradoxe : le même président qui se lève contre l’antisémitisme à Paris, se fait promoteur, à l’international, d’un État palestinien. Or, il ne peut pas ignorer que cet État est porté par des dirigeants et des mouvements qui, dans leur charte, nient l’existence même d’Israël et alimentent la haine du peuple juif. Comment peut-on pleurer une victime de l’antisémitisme français et, dans le même temps, offrir une légitimité politique à ceux qui véhiculent la même idéologie meurtrière au Proche-Orient ?
L’article 80 de la Charte des Nations
Plus encore, Emmanuel Macron n’a pas ce pouvoir. L’article 80 de la Charte des Nations unies protège les droits reconnus au peuple juif par le Mandat de la Société des Nations. Ces droits incluent le retour et l’établissement en Judée-Samarie et même à Gaza. En voulant « reconnaître » un État palestinien, le président français ne fait donc pas seulement un geste symbolique : il entre en contradiction avec le droit international et s’érige en juge d’une histoire qui n’appartient pas à la France.
Voilà le vrai paradoxe : prétendre combattre l’antisémitisme tout en nourrissant ses racines politiques. Défendre la mémoire d’Ilan Halimi d’un côté, et donner un drapeau diplomatique à ceux qui justifient la haine des Juifs de l’autre.
Alors, Emmanuel Macron : est-ce vraiment ainsi que l’on honore la lutte contre l’antisémitisme ?



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