Cessez-le-feu avec l’Iran
Cessez-le-feu avec l’Iran : pause diplomatique ou recul stratégique ?
un cessez-le-feu avec l’Iran À 7 heures ce matin, Donald Trump a surpris tout le monde en annonçant . Une annonce unilatérale, spectaculaire, mais non confirmée par l’État d’Israël. Binyamin Netanyahou, lui, reste silencieux. Et ce silence en dit long.
En tant qu’Israélien, et comme beaucoup ici, j’ai du mal à m’enthousiasmer pour cette déclaration. Car en réalité, sur le terrain, rien n’a changé.
Israël avait défini deux priorités dans cette escalade :
Démanteler ou au moins désorganiser le programme nucléaire iranien.
Éliminer ou réduire de manière significative la capacité balistique du régime.
Or, à peine quelques heures après l’annonce, Israël est à nouveau ciblé par des missiles balistiques. Les menaces sont toujours là, bien réelles, bien actives. Les objectifs, eux, sont loin d’être atteints.
Et ce cessez-le-feu intervient alors qu’Israël avait l’avantage. Militairement, diplomatiquement, moralement. Le régime des mollahs vacillait. Il y avait une opportunité rare d’affaiblir en profondeur les structures militaires et idéologiques de la République islamique. Peut-être même, à terme, d’aider ce peuple iranien si courageux – et si oublié – à se libérer d’un pouvoir théocratique brutal. Un espoir balayé d’un revers de main.
Et voilà que le ministre iranien des Affaires étrangères déclare sans trembler :
« Trump m’a supplié de conclure un cessez-le-feu. Par pitié, j’ai accepté. »
Une phrase cinglante. Calculée. Humiliante.
L’Iran inverse le récit. Il se présente en acteur magnanime, en vainqueur moral.
Et que dire des otages ?
Cette pression militaire indirecte sur l’Iran, principal soutien du Hamas, pouvait être un levier pour obtenir des avancées. Là encore, on a sacrifié une carte maîtresse. Pour rien.
Et pendant que les grandes puissances s’échangent des promesses creuses, un peuple tout entier – le peuple iranien – continue de vivre sous la botte d’un régime violent, cynique, isolé mais toujours debout. Un peuple sacrifié dans un silence assourdissant.
Comme souvent, Israël n’a pas été autorisé à « finir le travail ». On nous appelle quand il faut réagir, mais on nous freine dès que la victoire semble à portée de main. Et cette fois encore, le scénario se répète.
La Torah enseigne dans Kohelet :
« Il y a un temps pour la guerre, et un temps pour la paix. »
Mais encore faut-il discerner avec justesse dans quel temps nous sommes.
Ce cessez-le-feu n’est pas une paix. Ce n’est même pas une pause.
C’est un rendez-vous manqué avec l’Histoire.



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