Le concept de “peuple à la nuque raide” dans la Torah et chez de Gaulle repose sur un paradoxe saisissant. Dans la Torah, cette expression qualifie les Bnei Israël comme obstinés face à la volonté divine. Ce trait, à la fois défaut et force, les rend réfractaires au changement mais capables de résilience face à l’adversité. De Gaulle, lui, transforme cette formule biblique en un éloge du peuple français, fier et indomptable, Pourtant, ce même de Gaulle, après la guerre des Six Jours, utilise un ton critique et ambigu envers Israël, révélant un paradoxe dans sa perception de notre peuple.
Ce paradoxe traverse aussi les choix stratégiques de la France. En tournant le dos à Israël pour courtiser le monde arabe, de Gaulle pensait décrocher le jackpot pétrolier. Résultat ? Un plein de carburant, certes, mais un réservoir de décisions douteuses. À force de “rafales” d’erreurs stratégiques, la France a perdu son influence et, avec elle, sa suprématie dans l’industrie aéronautique.
En imposant un embargo sur les avions Mirage à Israël, de Gaulle a offert aux États-Unis une piste de décollage idéale pour devenir les leaders du secteur. La France, elle, s’est retrouvée à “croire aux Mirages”, tout en faisant une “Rafale” d’erreurs stratégiques qui ont accéléré sa perte d’influence.
Le paradoxe de la nuque raide reflète un dilemme universel : l’obstination peut être une force ou une faiblesse. Dans le cas de la France, cette obstination a conduit à un déclin marqué par des décisions contradictoires et une vision à court terme.
Iné lo ianoum ve lo iachan chomer Israel
הִנֵּה לֹא-יָנוּם וְלֹא יִישָׁן–שׁוֹמֵר יִשְׂרָאֵל
“Voici, il ne sommeille ni ne dort, le Gardien d’Israël.”



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